ERICA
Exercice inteRaction Immunothérapie Chimiothérapie cAncer.
Thématique(s)
- Activité Physique
Localisation du cancer
- Cancer du poumon
Objectifs
L’étude ERICA visait à évaluer la faisabilité et les effets préliminaires de séances d’exercice physique réalisées dans l’heure précédant chaque perfusion d’immunochimiothérapie chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules métastatique.
Méthodes
L’étude ERICA était prospective, interventionnelle et randomisée en deux groupes :
- Groupe exercice (17 participants) bénéficiaient d’un exercice de 35 minutes d’intensité modérée et individualisée sur vélo en hôpital de jour dans l’heure précédent l’administration des traitements ainsi qu’un programme de marche à domicile et un bracelet d’activité physique. Le programme durait 3 mois.
- Groupe contrôle (9 participants) bénéficiaient de la prise en charge thérapeutique habituelle ainsi que les recommandations en matière de pratique d’activité physique et de nutrition.
Résultats
Les résultats ont montré que l’intervention était réalisable, avec un taux de faisabilité de 91 % pour les séances d’exercice, et sans effet indésirable lié à l’activité physique. De manière notable, les patients du groupe intervention ont augmenté leur niveau d’activité physique, atteignant une moyenne de 8 550 pas par jour. Des bénéfices ont été observés sur plusieurs dimensions : amélioration de la qualité de vie, meilleure qualité de sommeil, et réduction de la fatigue. Ces résultats, bien que encourageants, devront être confirmés par des études de plus grande ampleur.
En parallèle, l’étude ancillaire, ERICA-bio, a pour but d’explorer les effets aigus de l’exercice sur les cellules immunitaires innées et adaptatives, via des analyses en cytométrie en flux. Deux panels ont été développés pour évaluer l’activation des populations immunitaires, notamment la fonction des lymphocytes T cytotoxiques après un effort physique aigu. Les résultats de cette étude, attendus pour fin 2025, viendront enrichir la compréhension des interactions entre exercice physique et réponse immunitaire dans le contexte du cancer du poumon métastatique, et pourraient permettre d’identifier des biomarqueurs clés.
Impact
En démontrant la faisabilité de l’exercice physique réalisé juste avant la perfusion des traitements, l’étude ouvre la voie à de futures recherches visant à mieux comprendre les interactions potentielles entre exercice et traitements anticancéreux, ainsi que leur impact sur l’efficacité thérapeutique. Elle contribue ainsi à envisager l’activité physique comme un soutien complémentaire dans la prise en charge du cancer du poumon métastatique.
Publications liées
Contact
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Manon Gouez
Département Prévention Cancer Environnement, Centre Léon Bérard.
Partenaires
- Laboratoire Interdisciplinaire de Biologie de la Motricité, Université Claude Bernard Lyon 1
- Plateforme d’immunomonitoring (PI3) au sein du laboratoire d’Immunothérapie du Cancer de Lyon (LICL)
- Centre International de Recherche en Infectiologie, CIRI
Financeurs
- SIRIC LYriCAN – LYon recherche Innovation contre le CANcer
- Ligue Contre le Cancer Drôme et Ardèche